A UNE BAIGNEUSE
« Est-ce l'amour qui pourra dire Ce qu'elle attend pour s'émouvoir, Ce qu'il faudrait à cet œil noir Pour se noyer dans un sourire?
a Prodigue, vient-elle à ces bords.
Les soirs où trop de vie abonde, Jeter au vent, jeter à l'onde Le superflu de ses trésors?
« Ou bien est-ce un cœur en démence, De ses blessures ulcéré, Qui revient, en désespéré, Lutter avec la mer immense?
« Serait-ce enfin qu'ayant goûté A mille coupes décevantes, Elle demande aux épouvantes Une suprême volupté?
« Que savons-nous? Passons : toute âme A des replis fermés au jour...
Laissons ses secrets à l'amour Et ses mystères à la femme ! )>