‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 85 sur 96 · A UNE BAIGNEUSE · texte numérisé non relu

A UNE BAIGNEUSE

« Est-ce l'amour qui pourra dire Ce qu'elle attend pour s'émouvoir, Ce qu'il faudrait à cet œil noir Pour se noyer dans un sourire?

a Prodigue, vient-elle à ces bords.

Les soirs où trop de vie abonde, Jeter au vent, jeter à l'onde Le superflu de ses trésors?

« Ou bien est-ce un cœur en démence, De ses blessures ulcéré, Qui revient, en désespéré, Lutter avec la mer immense?

« Serait-ce enfin qu'ayant goûté A mille coupes décevantes, Elle demande aux épouvantes Une suprême volupté?

« Que savons-nous? Passons : toute âme A des replis fermés au jour...

Laissons ses secrets à l'amour Et ses mystères à la femme ! )>

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