ÉPILOGUE
« 0 vents, disaient les flots, quand nous laisscrcz-vous Dormir à notre gré d'un sommeil large et doux?
Trêve à la fin, trêve d'orages!
Laissez-nous refléter dans notre clair miroir Les matins rayonnants, les nuits belles à voir,
Et les merveilles de nos plages.
» — • 0 Ilots, disaient les vents, pour vous aucun repos.
Aucune trêve!... Allez ainsi que des troupeaux
Que le bâton du berger chasse.
Roulez tumultueux, bouillonnants, hérissés;
Et, dans votre miroir terni, réfléchissez
L'ouragan qui passe et repasse !
402 LES J'OËMES DE LA M El;.
» Ce n'est pas pour croupir comme de lourds étangs Que la main du Très- Haut, à l'aurore des temps,
Vous amoncela dans l'abîme :
L'éternel mouvement, telle est la grande loi Que Dieu fit pour la mer: — • qu'il fît aussi pour toi,
Humanité non moins sublime! »
Avant-propos des œuvres complètes 1
Discours de réception a l'Académie 9
Préface des Poëmes de la mer 41
Nouvelle préface 69
IMtKMIEIiF, l'ARTlK