ACTE QUATRIÈME. 26S
SAIXTE-AGATHE.
Moi qui aurai? répondu de vous corps pour corps ! moi qui, dans ma n' ;iiance aveugle, ne croyais pas avoir besoin
de TOUS surveil! r !
ADHÉHAR.
C'est ce qui m'a perdu.
SAINTE-AGATHE
C'est ma faute, n'est-ce pas?.. Trente-cinq mille francs!
PRÉVENQUIÈRE.
Si c'était tout !
SAIXTE-AGATHE.
Quoi encore?
PRÉVEXQUIÈRE.
Il a perdu cette nuit quinze mille francs au jeu.
SAIXTE-AGATHE.
Au jeu ! Tous les vices, alors !
Presque.
PRÉVENQUIÈRE.
Il avoue au moins. Que sa sincérité vous désarme.
SAIXTE-AGATHE.
Je payerai.
ADHÉMAR, à part.
Comme il est coulant!
PRÉYEXQLIÈRE.
Vous savez que les dettes de jeu se payent dans les rioirt* quatre heures ?
SAIXTE-AGATHE.
J'ai donc jusqu'à ce soir.
PRÉVENQUIÈRE.
Mais il y a une circonstance particulière qui nous oblige à vous demander la somme tout de suite. Le créancier d'Adhémar est le baron d'Estrigaud...
SAINTE-AGATHE
D'Estrigaud!.. Je trouverai donc toujours cet homme sur ma route ? (a Adhémar.) Je le verrai aujourd'hui même et je le rembourserai.
ADHÉMAR
Je vous en prie, car il se bat avec Chaqjplion, et...
Vous le saviez aussi ?
ADHÉMAR
I Et je ne peux pas être à la fois son débiteur et le témoin / de son adversaire.
SAINTE-AGATHE
, Co-mment, monsieur le vicomte, voti'e fiancée est insultée ' et vous laissez à un autre le soin de la compromettre ?
ADHÉMAR
On ne m'avait pas dit cela. Est-ce exact, monsieur le comte ?
PRÉVENQUIÈRE.
■ Pas le moins du monde. Autrement, le champion naturel de Catherine, c'est moi, et je vous prie de croire que je n'aurais cédé à personne le droit de la protéger.
SAINTE-AGATHE
Cependant, mademoiselle de Birague est convaincue qu'elle est la véritable cause de ce duel.
PRÉVENQUIÈRE.
Je sais bien ; mais Champlion nie comme un beau diable.-