‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 287 sur 358 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

HENRIETTE, travaillant à une tapisserie près de la taillé, à droite;

HE^iRI, lisant sur le banc, à gauche; FA N N Y, an fond.

Au lever du rideau, Fanny s'approche de son Irère snr la pointe du pied et lui

bouche les yeux de ses deux mains.

HENRIETTE, souriant.

Laisse donc ton frère tranquille, Fanny! voici l'heure de ta leçon de musique.

HENRI

C'est bien fait! Au piano, petite fille, et plus vite que ça

FANNY

Dis donc, maman, quand est-ce que je saurai assez jouer du piano pour n'en plus jouer jamais?

HENRI

Q'iand vous serez mariée... dans dix ans.

Ti. 23

434 MADAME CAVERLET.

FANNT, lui teodant sa joue.

Toi, je te déteste !

HENRI

Parbleu! je te le rends bien.

11 l'embrasse, BARGE, entrant par la gauche, à Heuiiotte.

Salut à la mère des Grâces.

FANNY, avec une révérence.

Merci pour mon frère, monsieur Barge !

HENRIETTE

Le fait est, mon ami, que votre mythologie s'égare de toutes les façons.

BARGE

Eh bien, bonjour madame Caverlet; bonjour, garçon ; bonjour, fillette.

FANNY, lui présentant son front.

A la bonne heure !

HENRI

Comment va Reynold?

BARGE

Est-ce que je sais? Il est en chasse depuis deux jours dans la montagne. Cet enfant-là me fera mourir d'inquiétude. Enfin! — Caverlet n'est pas ici?

HENRIETTE

Non... il est à Lausanne; vous auriez dû vous croiser en route.

BARGE, s'asseyant près d'elle.

J'ai pris par le plus long, espérant renconti'er monsieur mon fils... Ah! bien oui!

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