‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 298 sur 358 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

HENRI

De Fanny en personne.

HExNRIETTE.

Mais c est impossible... Reynold est trop jeune... Fanny ne l'aime pas... ils ont grandi ensemble... c'est un frère pour elle... (a Fanay.) Dis-lui donc que tu ne l'aimes pas !

FANNY

Pourquoi veux-tu que je mente?

HENRIETTE

Tu l'aimes comme un mari ?

FANNY

Sans doute... J'ai toujours pensé que je serais sa femme; je croyais que c'était aussi ton idée.

HENRIETTE

Ah! j'étais à cent lieues de prévoir... mais interroge-toi bien, mon enfant : ce n'est pas de l'amour que tu peux ■ avoir pour lui !

FANNY

Je ne sais pas, moi!., mais je ne veux pas qu'il en épouse ane autre.

CAVERLET, à Henriette.

Elle l'aime !

HENRI, à sa mère.

Nous l'aimons tous ici, et toi toute la première.

CAVERLET.

Henri a raison, ma chère Henriette, et, quant à moi, je considère ce qui arrive là comme un grand bonheur.

HENRIETTE

Vous m'étonnez.

452 MADAME CAVERLET.

FANNT.

Oh! maman, écoute notre ami : il a plus de bon sens à lui seul que nous tous ensemble.

CAVERLET.

Surtout quand je plaide ta cause, n'est-ce pas?.. Veux-tu me donner carte blanche?

FANNT.

Blanche! blanche! blanche! tout ce qu'il y a de blanc!

CAVERLET.

Eh bien, laisse-moi avec ta mère. Il y a dans les questions de mariage des choses qui ne regardent pas les petites iilles. — Henri, conduis ta sœur dans sa chambre.

HENRI

Il paraît que ces choses ne regardent pas non plus les petits garçons? Viens, mignonne : nos intérêts sont en bonnes mains.

Us sortent en courant par le fond & droite.

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