‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 299 sur 358 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

forcera pas , à rious séparer. Barge nous connaît et nous aime assez pour ne pas reculer devant la révélation que nous avons à lui faire, pour comprendre et absoudre le malheur de notre situation. Il a pour vous une sorte de culte que notre confidence ne refroidira pas, j'en suis sur; il aime Fanny, il a pour son lils une adoration qui va jusqu'à la faiblesse, et Reynold n'est pas homme à se désister devant un préjugé.

HENRIETTE

Oui, c'est un noble cœur qui a toutes les vertus de la jeunesse. Ma iille serait heureuse avec lui !

CAVERLET.

Dites a sera «.

HENRIETTE

Vous me rendez un peu d'espoir. Dieu m'aurait-il pardonné ?

CAYERLET.

Tu ne l'as jamais offensé. Tu es la plus sainte femme que je connaisse après ma pauvrs mère.

HENRIETTE

Cher Rodolphe ! — N'est-ce pas Barge que je vois à la grille en habit noir et en gants blancs ?

CAVERLET.

C'est lui-même, en tenue de circonstance. 11 n'a pas perdu de temps.

HENRIETTE, moQtaat le perroQ.

Recevez-le... je n'ai pas le courage d'assister à ces tristes explications...

CAVERLET.

Où votre présence est d'ailleurs inutile.

Elle rentre dans la maisoc.

454 MADAME CAYERLET.

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