‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 344 sur 358 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CAVERLET, puis BARGE et HENRIETTE.

CAVERLET, seul.

Hrave cœur ! que je reste ou non, ce mot me récompense de tout ce que j'ai fait pour toi!

BARGE, entrant parle fond.

Ah! mon pauvre ami! Voici bien une autre aflaire! Madame Caverlet n'est pas là?

CAVERLET.

Voulez-vous que je la fasse appeler?

BARGE

Oui. Je n'en peux plus. (Entre Henriette.) J'en ferai une maladie.

512 MADAME CAVERLET.

CAVEIILET.

La voici. Qu'y a-t-il donc?

BARGE, à Henriette.

Il y a que votre mari sort de chez moi, qu'il veut vous intenter un procès pour ravoir ses enfants, et qu'il me somme de constater la position dans laquelle vous vivez.

CAVERLET.

Misérable !

BARGE

Hélas! non, mon ami, ce n'est pas un misérable. Je me connais en hommes. Celui-là a pu être léger, très-léger, mais il n'est pas mauvais. La preuve, c'est qu'avant de pousser les choses à l'extrême rigueur, il m'a permis de faire auprès de vous une dernière tentative de conciliation.

HENRIETTE, ironique.

Permis ou demandé?

BARGE

Peu importe! Au nom du ciel, ma chère dame, ne laissez pas entamer ce procès. Acceptez la réhabilitation qu'il vous offre si généreusement, j'ose le dire.

HENRIETTE

Si généreusement? Savez-vous pourquoi il veut me forcer à réintégrer le domicile conjugal? Parce que je viens d'hériter.

Non?

C'est la vérité.

BARGE, stupéfait.

CAVERLET

HENRIETTE

Aussi Henri que j'ai pris pour juge ne veut- il pas que j'accepte la proposition si magnanime...

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