‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 40 sur 358 · LÉA, CAMILLE · texte numérisé non relu

LÉA, CAMILLE

CAMILLE

Je VOUS dérange ?

Non.

CAMILLE

D'ailleurs, vous m'attendiez?

LÉA

Comment cela?

CAMILLE

Voilà comme vous oubliez ?

Ne vous avais-je pas annoncé ma visite?

LÉA

C'est vrai, j'ai tort.

CAMILLE, lui apportaat soq front que Léa effleure des lèvres.

Alors, embrassez-moi bien vite...

Et puis qu'on vous regarde entin du baut en bas ! Je vous ai si peu vue liier, qu'autant dire pas.

LÉA

Eh bien, me trouves-tu très-changée ?

CAMILLE

Un peu pâle Seulement.

LÉA

Que veux-tu ! les grands chemins, le hùle, La fatigue...

On dirait que vos yeux ont pleuré.

Et vous me souriez d'un sourire navré.

LEA

Je n'ai pas, mon enfant, sujet d'être bien gaie.

CAMILLE

La supposition de mon père est donc vraie ? Vous l'aimiez donc, celui que vous avez perdu, Tout coupable envers vous qu'il s'est, dit-on, rendu?

LÉA

Parlons de toi, Camille.

CAMILLE

Oh! de vous, pauvre amie, De vous seule ! — Voyez sa figure blémie !

LÉA

Ne t'inquiète pas de moi, ma chère enfant ; Mon chagrin passera sans doute en voyageant.

CAMILLE

Vous nous quittez encor?

LÉA

L'affaire est terminée

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