‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 43 sur 358 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE A, avec emportement.

Eh bien, tu peux te dire (Jue tout n'est pas non plus mensonge en ce délire, Et que la délaissée en guise de remords Laisse le souvenir peut-être de transports Que n'inspirera pas l'épouse triomphante, Car un cœur par deux fois jamais ne les enfante! Qu'importent l'abandon, la honte et la douleur? Le lot de la maîtresse est encor le meilleur. Et c'est elle qui peut de pitié faire aumône A cette royauté grelottant sur son trône !

CAMILLE

Quelle irritation, Léa! Contre qui donc?

LEA, se maitriàaDt.

Contre des souvenir» qu'à ton insu... Pardon,

Mon enfant, — j'ai beaucoup souffert, je souffre encore.

Après im sileoce, souriant.

Vas-tu souvent au bal? A ton âge on l'adore. L'hiver est-il brillant cette année à Paris?

MARTIN, entrant.

Le notaire, ou son clerc, je n'ai pas bien compris Mais c'est plutôt le clerc, vu son âge, demande Si madame est visible.

LÉÂ, vivement.

Oui, certes! — Qu'il attende Un moment.

Msœtin sort.

J'ai regret de te quitter si tôt, Camille ! mais j'irai te dire adieu tantôt.

CAMILLE

Non, je ne rentre pas avant ce soir; je dine

A mon ancien couvent chez sœur Sainte-Apolline ;

C'est sa fête.

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