‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 61 sur 358 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Tandis que, grâce à vous, je me trouve réduit A forcer le bonheur comme un voleur de nuit î

Bref, monsieur, vous voulez pour vous croire excusable, De votre cruauté me rendre responsable, C'est un moyen commode à vous tranquilliser. Mais, souvenez-vous donc, avant de m'accuser! Quand vous êtes venu me demander Camille, Vous ai-je pris au mot pour en faire ma fille? Non, mon consentement est resté suspendu. « Voyage un mois bu deux, vous ai-je répondu, Jusqu'au fond de ton cœur prends le temps de descendre Pour voir s'il n'a gardé du passé que la cendre. » Et quand, un mois après, vous avez reparu Vous aifijmant guéri, qui ne vous aurait cru?

PAUL

Ce qu'il fallait me dire, alors, c'était l'épreuve... *

Au risque, n'est-ce pas, Léa n'étant pas veuve, De vous faire rentrer, par regret ou remords, Dans une liaison sans avenir alors?

Puisque vous aviez peur de rouvrir ma blessure. Ma guérison pour vous n'était donc pas bien sûre?

Elle était trop récente encorpour l'éprouver. J'attendais qu'un enfant, hélas, vint l'achever.

PAUL

Il n'en est pas venu, grâce au ciel! Je suis libre.

Décidément au cœur il vous manque une tibre.

Mais je comprends d'ailleurs, par l'angoisse où je suis.

Qu'on rende grâce à Dieu de n'avoir pas de fils.

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