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ACTE DEUXIÈME

MONTE-PRAUE.

C'est facile à moi, facile, en vérité!

De préférer Clorinde à ma lraii(|uillilé : Mais il est moins facile à la magicienne, Hélas! de préférer un vieillard à la sienne! Vous m'apportez la vie et la joie et l'amour. Tout enfin! Que vous puis-je apporter en retour? Rien... que le noble orirueil d'un dévoùment austère Au bonheur d'un époux (jui serait votre père!

CLORINDE

Et n'est-ce point assez? mon père, mon époux! A force d'être grand mon rôle devient doux! Quoi! la pauvre orpheline a la toute-puissance De donner le bonheur par sa seule présence; Entre ses mains sans force elle tient ce grand cœur Qui de la lutte humaine était sorti vainqueur; Elle rend à son gré la jeunesse et la vie, Et vous ne trouvez pas son sort digne d'envie?

MO.NTE-PRADE.

A mon cœur altéré que vos discours sont frais! Je ne les entends pas, je les bois à longs traits!

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