ACTE DEUXIÈME
FABRICE, ;. pnrt.
Mon pauvre père!
C F; L I E, à Montp-Prado qui roriilo stupéfait.
Qu'avez-vous ilonc?
MONTE-PRADE
J'ai cru voir paraître ton frère.
Il me l'avait prédit: car nous nous ressemblons, N'était que mes cheveux sont gris et les siens blonds. Au point que le hasard de cette ressemblance Fît de notre amitié la première accointance.
M OME-PR ADE
Jusqu'à la voix.
FABRICE
La sienne est plus douce, dit-on.
MOME-PRADE
Un peu... la différence est plutôt dans le ton.
FABRICE
Il m"a chargé pour vous. Monsieur, de cette lettre.
MOME- P RADE
Merci, Monsieur, merci. Vous voulez bien permettre?
Il lit.
FABRI CE, à part.
La sœur a l'air rusé, tout bien examiné, C'est au Irère qu'il faut lii-er les vers du nez.
M 0 >" T E - p R A D E. après avoir lu.
C'est tout ce qu'il m'écrit pour dix ans de silence?
FABRICE, ;i part.
Diable ! Je n'avais pas prévu tant d'indulgence.
MOXTE-I'RADE.
Dix lignes!
FABRICE, a paît.
Dans le fait, je récrirai. (Haut.) Pardon, J'ai pour vous un envoi plus ample.
JIONTE-PRADE.
Donnez donc!
FABRICE
C'est que... c'est que je l'ai laissé dans ma valise.
MONTE-PR ADE
Le nom de votre auberge'?
FABRICE
Au Grand-Cerf, près Téglise.
MONTE-PRADE
Vite, ma fille, envoie un valet la chercher,
Et dis que l'on prépare une chambre à coucher...
Célie sort.
Car vous n'habiterez de maison que la mienne, Vous que mon fils m'adresse et veut que je retienne! Pauvre enfant, j'aurai joie à m'en entretenir.
CLORINDE, bas, à Annibal.
Voilà des entretiens qu'il nous faut prévenir.
MONTE-PRADE
Il me parle en effet de cette ressemblance, Qui m'a moi-même mis un instant en balance. « A force d'être pris pour IVères, me dit-il, ^ous le sommes enfin devcims. »