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SCÈNE VII FABRICE, MONTE-PRADE

MONTE-PRADE, tombant dans un fauteuil.

C'est fini !

Et, sous mon toit par elle un instant rajeuni. Je sens de toutes parts revenir la vieillesse !

FABRICE, à part.

Il pleure, ce n'est pas fini.

MONTE-PRADE, i< lui-même.

Quelle faiblesse ! Pour une saltimbanque!... Un homme comme mol — Dans quel piège elle avait saisi ma bonne foi ! Avec quel art perfide elle jouait son rôle ! En appuyant son front charmant sur mon épaule, Elle ne me parlait que d'amour filial.

Et je pouvais la croire... Oh ! que cela fait mal ! Du courage ! soyons un homme !

Il se promène lentement, la tête sur sa poitrine. FABRICE, à part, le suivant des yeux.

Pauvre père !

Suis-je bien dans mon droit quand je te désespère? Va, si tu devais être heureux par cet hymen, Ton fils tout le premier y donnerait la main; Mais on sait trop comment ce bonheur-là s'achève, Et c'est pourquoi je dois t'arracher à ton rêve.

216 L'AYENTlir. IKRE.

MONTE-PRADE, toujouis a lui-raêrae.

Ce mot qui l'absoudrait, quel peut-il être ? — Non ! Elle n'a rien à dire et paie encor d'aplomb. — Si pourtant elle avait, en elîet, une excuse? En suis-je là, mon Dieu! de vouloir qu'on m'abuse? Ah ! Je me lais pitié moi-même !

FABRICE , à part.

Ce sera L'innocente demain qui lui pardonnera...

Son chagrin est trop neuf pour n'être pas crédule.

MO>'TE-PRAUE.

Vous devez me trouver, Monsieur, bien ridicule... A mon âge !

FABRICE

Et pourquoi? le cœur ne vieillit pas.

Je l'aimais tendrement.

FABRICE, il part.

Je le vois bien, hélas !

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