‹ Théâtre completChapitre 148 sur 287 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

FAnniCE.

Ah bah!

ANNIBAL

Ni plus ni moins. — Si vous voulez écrire"^ FAUR rcE.

Malapan de Bergame?

AXNIBAL.

Oui.

FA BRICE

L'homme au nez de riro^

ANNIBAL

Justement. Vous l'avez connu?

FABRICE

Beaucoup, beaucoup!...

C'est moi qui l'ai tué.

ANNIBAL

Hein?

Sur son fameux coup.

ANNIBAL

Quelle bourde! Allons donc, la botte est sans parade.

FABRICE

Si c'est tout votre espoir, vous êtes bien malade. En route !

ANNIBAL

Permettez... Ne soyons pas si prompts; Prouvez que vous savez la botte, et nous verrons.

FABRICE

Je vais l'administrer la preuve sous l'aisselle, Quand tu tendras le fer.

ANNIBAL, à part.

11 connaît la ficelle.

FABRICE

Quand il vous plaira, drôle !

ANNIBAL, majestueux.

Et sii ne me plaît plus?

FABRICE

Ah! maroufle, voilà ton courag^e perclus!

ANNIBAL

Non, Monsieur; mais ma sœur à vos jours s'intéresse Et je n'ai pas sucé le lait d'une tigresse.

A Clorinde.

Filons!

FABRICE

Je vous défends de la suivre, à présent.

ANNIBAL

Vous me faites encor l'effet d'un bon plaisant,

Vous! — Ma sœur est à moi, Monsieur, en fin de compte.

FABRICE

Elle n'est plus à vous, n'étant plus à la honte! — Faites-moi le plaisir de vider le plancher.

ANNIBAL

Morbleu! Vous le prenez d'un ton...

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