‹ Théâtre completChapitre 147 sur 287 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CL OR INDE

Vous avez le bon droit et vous êtes vaillant... A la grâce de Dieu !

Elle arrache la traite dos mains de Fabrice et la déchire. FABRICE.

Oui' l'nitcs-vous, Madame?

CLOU INDE

Je déchire ma honte et rachète mon âme!

Rassurez-vous : j'étais décidée à partir,

Et ce qu'il vous vendait, c'était mon repentir!

A Annibal.

Fais ce que tu voudras maintenant, misérable! Mais s'il meurt, garde-toi de ta sœur!

ANNIBAL

Adorable!

FABRICE

Que veut dire ceci. Monsieur?

AN N IBAL

Tout simplement Qu'elle est folle de vous depuis une heure.

CLORINDE

Il ment!

— Non! C'est un sentiment plus humble qui m'éclaire, Le seul qui de ma part ne puisse vous déplaire : Le respect.

FABRICE, à part.

Pauvre fille!

As-tu dit ta chanson

2G8 L'AVENTURIERE.

A Fabrice.

A nous deux ! Ce billet, c'était votre rançon Voulez-vous le récrire à mon nom?

FABRICE

Je t'admire, Coquin !

ANMBAL.

Vous refusez? — Alors nous allons rire; II fait un clair de lune admirable...

FABRICE

Sortons.

CLORINDE, avec effroi.

Restez, Seigneur... Armez vos valets de bâtons... C'est tout ce que mérite un pareil adversaire !

Merci, mon cœur!

FABRICE

Monsieur n'est pas très exemplaire ; Mais quoi! je ne suis pas de ces fous exigeants Qui ne veulent tuer que des honnêtes gens; Et même c'a toujours été ma turlutaine De me mettre en travers de ces Croque-mitaine.

AN NI BAL

Savez-vous qui je suis?

FABRICE, gracieux.

Un joli sacripant!

ANNICAL, digne.

L'élève et l'héritier du fameux Matapan. —

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