ACTE QUATRIÈME
CL OR INDE
Vous avez le bon droit et vous êtes vaillant... A la grâce de Dieu !
Elle arrache la traite dos mains de Fabrice et la déchire. FABRICE.
Oui' l'nitcs-vous, Madame?
CLOU INDE
Je déchire ma honte et rachète mon âme!
Rassurez-vous : j'étais décidée à partir,
Et ce qu'il vous vendait, c'était mon repentir!
A Annibal.
Fais ce que tu voudras maintenant, misérable! Mais s'il meurt, garde-toi de ta sœur!
ANNIBAL
Adorable!
FABRICE
Que veut dire ceci. Monsieur?
AN N IBAL
Tout simplement Qu'elle est folle de vous depuis une heure.
CLORINDE
Il ment!
— Non! C'est un sentiment plus humble qui m'éclaire, Le seul qui de ma part ne puisse vous déplaire : Le respect.
FABRICE, à part.
Pauvre fille!
As-tu dit ta chanson
2G8 L'AVENTURIERE.
A Fabrice.
A nous deux ! Ce billet, c'était votre rançon Voulez-vous le récrire à mon nom?
FABRICE
Je t'admire, Coquin !
ANMBAL.
Vous refusez? — Alors nous allons rire; II fait un clair de lune admirable...
FABRICE
Sortons.
CLORINDE, avec effroi.
Restez, Seigneur... Armez vos valets de bâtons... C'est tout ce que mérite un pareil adversaire !
Merci, mon cœur!
FABRICE
Monsieur n'est pas très exemplaire ; Mais quoi! je ne suis pas de ces fous exigeants Qui ne veulent tuer que des honnêtes gens; Et même c'a toujours été ma turlutaine De me mettre en travers de ces Croque-mitaine.
AN NI BAL
Savez-vous qui je suis?
FABRICE, gracieux.
Un joli sacripant!
ANNICAL, digne.
L'élève et l'héritier du fameux Matapan. —