‹ Théâtre completChapitre 191 sur 287 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Poste ! excellentissime !

(i'cst un commencement ((ui peut conduire à tout, Et je vois un bonnet de président au bout.

Le bounel est encore un peu dans un nuage; Mais je vois clairement un riche mariage. Si trois cent mille francs avec un grand œil noir Vous plaisent, je m'engage à vous les faire avoir.

TAMPON ET

Qui donc?

JULIEN, bas.

Votre pupille.

TA M PO NET, de même.

Ah! oui.

Haut.

C'est rare en France Cent mille écus de dot, sans compter l'espérance. Les voulez-vous?

STÉPHANE

Merci; je veux rester garçon.

JULIEN

Ah! parbleu, j'en reviens à mon premier soupçon... Vous êtes amoureux.

STÉPHANE

Amoureux !

JULIEN

Oui, vous l'êtes.

TA M PO NE T

11 ne partirait pas...?

JULIEN

Que les oncles sont bètes!...

Quand les chemins de 1er votés par les maris Mettent tous les amants aux portes de Paris? On vient deux fois par mois, et la poste restante Adoucit rintervalle à la sensible amante.

TAMPON ET

Ahî vous croyez?

JULIEN

Parbleu !

GABRIELLE, à paît.

Quel langage!

ADRIEN NE, à part.

Voilà Mon mari perplexe.

TAMPON ET

Oui, c'est possible, cela!

STÉPHANE

Je vous jure...

JULIEN

Pourquoi le nier? qui vous blâme?

Je ne demande pas le nom de cette dame; Mais, soit dit sans choquer votre doux sentiment, Elle n'en doit pas être à son premier amant.

TAMPON ET, à part.

J'étouffe!

Assez !

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