ACTE CINQUIÈME
GABRIELLEj à Stéphane.
Une tasse, Monsieur?
Stéphane s'incline et s'approche de GabrioUe. ADRIENNE, bas, à Tamponet.
Emmenez-Ie.
TAMPONET, bas.
Très bien.
STÉPHANE, bas, à Gabiiclle.
Gabrielle, il me faut un momenl d'entretien. Tâchez de renvoyer votre oncle et votre tante.
GABRIELLE, bas.
Je ne peux pas.
TAMPONET, à la fonôti-c.
Voyez quelle lune éclatante, Mon cher! Si peu qu'on ait de poésie au cœur, Cet astre attendrissant le remplit de langueur.
STÉPHANE
Comment résistez-vous à l'admirer, barbare?
TAMPONET.
Qui dit que j'y résiste? Allumons un cigare
Et sortons. Rien n'est doux, lorsque l'on sait aimer,
Comme de regarder la lune et de fumer.
STÉPHANE
Quant à moi, j'aime mieux rester avec ces dames.
ADRIENNE
Oh ! nous vous permettons de nous quitter. Les femmes Ont toujours quelque chose à se dire en secret.
STÉPHANE
Puisque je suis de trop, je sors, mais à regret.
TA M PO NET
Venez, nous causerons.
STÉPHANE, à part.
Allons, il faut le suivre!
Ne trouverai-je rien qui de lui me délivre? Tous les moyens sont bons contre un tel importun.
TAMPON ET, prenant le bras de Stéphane.
La nature a le soir un enivrant parfum !
Ils sortent.