‹ Théâtre completChapitre 247 sur 287 · SCÈNE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE NEUVIÈME

N'importe!

Elle signe.

Vous pourrez la conduire à Tautel.

Elle donne l'écrit à Bomilcar qui, en échange, lui remet un papyrus.

Comment!

LAiS.

Avez-vous cru, dans ce moment suprême, Que rien n'empêcherait de sauver ce que j'aime? Une autre a votre cœur : donnez-lui votre foi, Seigneur, soyez heureux avec elle.

Elle déchire le papyrus.

CHALCIDIAS, tombant à ses gcnonx.

Avec toi!

.Je te trompais; c'est toi, toi seule que j'adore. .J'adore ta beauté, mais ton cœur plus encore ! Cet aveu me brûlait la lèvre... ô cœur charmant, Dont rien n'a pu troubler le profond dévoùment ! .J'ai voulu résister, tu m'as vaincu.

LAIS

Tu m'aimes?

CHALCIDIAS.

Oui, je t'aime, entends-tu ! pardonne mes blasphèmes. Tu viens pour me sauver de vendre ton passé;" 11 n'en reste plus rien et tout est effacé.

LAIS, se jetant au cou de Chalcidias

Oh! que je suis heureuse! — 0 dieux ! suis-je éveillée?

Allons-nous-en, quittons cette maison souillée... — Mais pas ainsi... Tinias !

Timas entre par la gauche .

Donne-moi ton manteau.

Elle s'enveloppe dans le manteau brun de Timas. BOMILCAR.

Qui vous presse ? faut-il nous séparer si tôt ? Permettez qu'à son tour Boinilcar vous convie...

LAÏS

Non, j'ai hâte d'entrer dans ma nouvelle vie. Adieu, Seigneur, adieu !

BOMILCAR

Bonjour, beaux amoureux.

Laïs sort avec Chalcidias.

BOMILCAR, soûl, mettant dans sa poche le collier et le bracelet de Laïs.

Allons, il est bien doux de faire des heureux !

SAPHO

Page 1