‹ Théâtre completChapitre 86 sur 287 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ROSE

Que n'ai-je su plus tôt...

FÉLINE

Ce n'est pas ma manière De triompher partout du bien que je peux faire; De mes œuvres j'ai honte à réchimer un prix. Et je trouve plus fier daccepter le mépris.

BRIDAI NE

L'antiquité n'a rien qui soit plus magnanime!

ROSE

Ah! Monsieur! maintenantje comprends tout mon crime.

FÉLINE

C'est trop tard.

ROSE

Non, Monsieur, le ciel m'en est témoin!

FÉLINE

Quoi! prétendriez-vous...?

ROSE

Vous ne me croyez point, Et je ne m'en plains pas : l'apparence m'accable. Cependant je n'ai rien commis d'irréparable. J'en jure par ma mère — et son souvenir saint M'est trop cher et sacré pour l'invoquer en vain — Votre honneur est intact : un moment égarée, J'allais sortir d'ici... comme j'étais entrée, Car la honte, sinon le remords, m'étoutTait.

BRIDA IN E, à pnil.

S'il la croit, je dirai qu'il a l'esprit bien lait.

FÉLIIN' E, à part.

Elle ne peut mentir sur le nom de sa mère... Outre que je ne puis me mieux tirer d'affaire.

A Piose.

Vous avez l'esprit faux, mais le cœur fier et droit, Et sur votre serment tout le monde vous croit.

BRIDAINE, à part.

Pas moi, toujours.

ROSE

Merci do cette confiance.

FÉLINE

Mon oncle et vous, Monsieur, promettez le silence!

OCTAVE

Je le jure !

BRIDAINE

Aussi moi.

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