‹ Théâtre completChapitre 85 sur 287 · ACTE TROISIÈME. U · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. U

Quand c'est pour lui voler le bonheur de sa vie ! l'our m'enlever, Monsieur, mon bonheur sans retour, \ous n'aviez même pas l'excuse de lauiour! Vous cherchiez seulement à faire une conquête, Et vous preniez ma lemnie à défaut de Juliette !

A Rose.

Oui, Madame, et cela déjà me vendre assez, Il vous trahit autant que vous me trahissez. Il convoitait aussi Juliette...

BRIDAINE

L'insolence !

FÉLINE, à Rose.

Si vous ne m'en croyez, croyez-en son silence!

BRIDAI.NE

C'est clair !

FÉLINE, à Octave.

Oseriez-vous dire que j"ai menti ?

BRI DAINE

Il est au pied du mur I

OCTAVE, h part.

Je suis anéanti!

ROSE, à part.

0 juste châtiment de ma faute !

BRIDAINE

Ah ! le traître !

A part.

Je voudrais le pouvoir jeter par la fenêtre !

FÉLINE, h Rose.

Vous connaissez enfin celui que vous aimiez; Apprenez qui je suis, moi que vous accusiez. Si Juliette séduite était à votre place, Mon oncle à son malheur ne ferait pas de grâce.

BRIDA IN E

Certe !

FÉLINE

Il la chasserait en la déshéritant!

BRIDAINE

{^oihleu ! je le crois bien ! sans conteste ! à l'instant l

Eh bien, moi, ce flatteur, ce coureur d'héritage...

A Octave.

Parlez, Monsieui-, parlez ! rendez-moi témoignage I i\'ai-je pas invoqué riionneur el la raison Pour vous dissuader de votre trahison?

OCTAVE

Oui.

FÉLINE

Comme mon entant j'ai défendu Juliette, N'est-il pas vrai?

OCTAVE

C'est vrai.

BRIDAINE

Bon Féline! homme honnête!

FÉLINE

Et voilà mon loyer! soyez honnête et bon !

0 vertu! c'est donc vrai que tu n'es qu'un vain nom?

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