ACTE TROISIÈME. U
Quand c'est pour lui voler le bonheur de sa vie ! l'our m'enlever, Monsieur, mon bonheur sans retour, \ous n'aviez même pas l'excuse de lauiour! Vous cherchiez seulement à faire une conquête, Et vous preniez ma lemnie à défaut de Juliette !
A Rose.
Oui, Madame, et cela déjà me vendre assez, Il vous trahit autant que vous me trahissez. Il convoitait aussi Juliette...
BRIDAINE
L'insolence !
FÉLINE, à Rose.
Si vous ne m'en croyez, croyez-en son silence!
BRIDAI.NE
C'est clair !
FÉLINE, à Octave.
Oseriez-vous dire que j"ai menti ?
BRI DAINE
Il est au pied du mur I
OCTAVE, h part.
Je suis anéanti!
ROSE, à part.
0 juste châtiment de ma faute !
BRIDAINE
Ah ! le traître !
A part.
Je voudrais le pouvoir jeter par la fenêtre !
FÉLINE, h Rose.
Vous connaissez enfin celui que vous aimiez; Apprenez qui je suis, moi que vous accusiez. Si Juliette séduite était à votre place, Mon oncle à son malheur ne ferait pas de grâce.
BRIDA IN E
Certe !
FÉLINE
Il la chasserait en la déshéritant!
BRIDAINE
{^oihleu ! je le crois bien ! sans conteste ! à l'instant l
Eh bien, moi, ce flatteur, ce coureur d'héritage...
A Octave.
Parlez, Monsieui-, parlez ! rendez-moi témoignage I i\'ai-je pas invoqué riionneur el la raison Pour vous dissuader de votre trahison?
OCTAVE
Oui.
FÉLINE
Comme mon entant j'ai défendu Juliette, N'est-il pas vrai?
OCTAVE
C'est vrai.
BRIDAINE
Bon Féline! homme honnête!
FÉLINE
Et voilà mon loyer! soyez honnête et bon !
0 vertu! c'est donc vrai que tu n'es qu'un vain nom?