‹ Théâtre completChapitre 88 sur 287 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BRI DAINE

Pour ceci, C'est mon affaire.

JULIETTE

Et moi je le serais aussi.

BRIDAI NE, prenant Féline à part.

Féline, parle-lui; ma faiblesse est extrême ; Elle ne m'aime pas, et je sens que je l'aime. Va, plaide en ma faveur.

FÉLINE

Oui, mon oncle.

11 prend Juliette a part.

Pensez, Mon enfant, au bonheur qulci vous repoussez. Notre oncle a soixante ans, mais le cœur eiicor tendre. Et puis cent mille écus sont toujours bons à prendre.

JULIETTE

Ah! Monsieur!

FÉLINE

Croyez-m"en : réfléchissez.

Jamais !

Si je ne puis pas être à celui que j'aimais. Je ne serai du moins la femme de personne.

OCTAVE, à part.

Noble cœur!

BRIDAI NE

C'est ainsi?... Va donc! je t'abandonne, Ingrate!...

A Féline.

Tu seras mon unique héritier.

A Juliette.

Vilaine !

FÉLINE

Calmez-vous.

BRIDÂINE.

Eh! laisse-moi crier!

A Juliette.

Il te tant des muguets, impudente!

ROSE

De grâce!

Qu'elle ne rentre plus chez moi!

ROSE

Mais...

BRIDAINE

Je la chasse!

FÉLINE

Qui la recueillera?

lilîl DAINE.

C est mon moindre souci.

ROSE

Mais enfin...

BRIDAINE

Après tout elle est chez elle ici; Qu'elle y reste! Bonsoir.

Il sort.

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