DEUXIÈME PARTIE
L'OLIMPE
Si quelque-fois la faveur d'Apollon
Et les beautez qu'Amour me feit eslire,
M'ont incité à chanter et descrire
Le doux erreur dont je vous fay le don,
Dame de Cypre, et toy, ô Cupidon !
Prenez les pleurs de mon plaisant martire, Prenez vainqueurs ce qui vous doit suffire, Pour le Trophée et l'honneur d'un Brandon.
Faites aussi qu'heureusement ce livre,
Le nom d'Olimpe et le mien puissent vivre, Malgré l'effort de l'Envie et du Temps :
Ainsi tous jours puisse tu, Cyprienne, Sans craindre plus la Tresse Lennienne, Avecque Mars charmer l'ennuy des ans I