Éloigner
33* — Fournissez.
34. - M. Emile Roy (L'« Avare » de Boni et r« Avare» de Molière, dans
rT ifu''*'' ^''^''^' ^' ^ ^'^''''' ^^^4' P- 43) remarque que Gabriel Chapuis termine sa traduction de l'Avare cornu de Doni (Lyon, 1583) « par les derniers vers de la Trésorière de Grévin, qui devaient être classiques. » Il serait plus exact de dire : par une ixm^ tation très reconnaissable des derniers vers de la Trésorière
Les Esbahis
35. — « Geste comédie fut mise en jeu au collège de Beauvais, à Paris le XVIIe jour de février M. D. LX. après la tragédie de J. César et les Jeux satyriques, appelez communéement les Veaux.» (Grévin.)
Argument. — Cette fois, nous sommes au quartier Saint-Séveria. Deux vieillards, Gérard et Josse, sont amis. Gérard s'est mis en tête de marier sa fille Madeleine à Josse (jadis marié, mais sa femme l'a abandonné et, paraît-il, est morte). Madeleine a donné son cœur à un jeune avocat : le conflit classique de l'amour chez les filles et de l'intérêt chez les pères. Les serviteurs de Josse et de l'avocat s'arrangent pour rendre impossible le mariage de Josse en rendant nécessaire celui de son jeune rival : l'intervention classique des valets de comédie, protecteurs des jeunes amours. \Ji\ fantoche amusant se jette à la traverse de l'intrigue, Pantaleone, un Italien vantard et couard) toujours provoquant, toujours nasardé. Ce bravache a amené à Paris une femme dont il a fait connaissance à Lyon. Or, c'est Agnès, la femme de Josse. Tous les personnages se trouvent réunis, les deux gérontes, qui ont fini par se fâcher et qui allaient se battre, les deux jeunes gens qui s'aiment, et Pantaleone, qui s'était imagi-
né de courtiser Madeleine, et Agnès, reconnue de Josse, et un gentilhomme, ami de l'avocat, qui a bien quelque raison de la reconnaître aussi : « ébahissement » général. Le dénouement s'impose : Madeleine épouse son avocat, Josse reprend sa femme, l'Italien s'enfuit.
35. — É. Roy, art. cité, p. 3g. Chapuis, dans sa traduction, « a fondu l'un dans l'autre le prologue de Doni et le prologue des Eshahis, auquel il a fait des emprunts textuels. »
37. — Remue. On trouve encore dans Le Bal de Reguard, se. 6 : « Une
fille toujours a quelque fer qui loche ».
38. — Certes. Conservé dans oui-da. Grévin emploie aussi ancnda et
ananda.