NOTICE SUR G RE VIN XLII
et Ton verra après. Un assistant renchérit. Ce serment, il y a à Paris des docteurs -régents qui ne l'ont pas encore prêté; qu'on l'exige de tous, et que ceux qui le refuseront soient rayés du tableau, albo expuncHK On dresse la liste des docteurs-régents et le nom de Grévin y figure encore. Mais dans le compte rendu delà séance de l'année suivante, 10 novembre 1569, une brève mention nous apprend que l'épuration a eu lieu. Nouvelle liste : le nom de Grévin n'y figure plus 2.
S'il n'était plus docteur-régent de la Faculté, il conservait son titre de médecin, et il signe de ce titre un ouvrage qui paraît à Paris en cette même année 1569, Les Portraicts anatomiques de toutes les parties du corps humain... C'est une traduction de VAnatomes delineatio de 1565. Dans la préface, il se justifie d'avoir écrit un ouvrage de science en langue vulgaire : innovation très audacieuse pour l'époque.
Elle était, dit Brantôme en parlant de la duchesse de Savoie, « si sage, si vertueuse, si parfaite en sçavoir et sapience qu'on lui donna le nom de la Minerve ou Pallas de la France. » Les poètes et les amis de la Pléiade ne l'appellent jamais autrement. Elle connaissait Grévin, qui avait chanté son mariage avec Philibert-Emmanuel dans la Pastorale. « Elle le retint pour son médecin ordinaire, dit Colletet, l'appela auprès de sa personne à Turin, luy, sa femme et ses enfants, le gratifia d'une charge de conseiller
1. Commentaires mss. de la Faculté de médecine, t. VII, fol. 172I