‹ Théâtre complet et poésies choises. Avec notice et notesChapitre 7 sur 117 · XIII NOTICE SUR G RÉ VIN · texte numérisé non relu

XIII NOTICE SUR G RÉ VIN

et inscrit fièrement à la fin du volume : "118' oùoh^ rfi' "OXuljLTToç, Olympe ou rien.

Une centaine de sonnets, dans ce recueil, célèbrent les perfections de l'idole, « fleur de seize ans,» dont le sourire est « un printemps de roses. » Gré vin a noté pour la postérité le jour exact où « jouant sur un public théâtre » (dans quelque représentation de collège, peut-être une reprise de la Trésorière) il aperçut Nicole pour le première fois. C'était

Cinq cens cinquante et huict, après milles années, Le dixième de mars...,

soit, en nouveau style, le lo mars 1559. Il y a donc quelque temps déjà, quand paraît VOlimpe, qu'il met la poésie au service de sa passion. Poésie exaltée, fougueuse, parfois précieuse, souvent charmante, malgré tout un peu monotone, dans laquelle il n'est pas facile de distinguer d'une part ce qui est rhétorique et concession à la mode du jour (pétrarquisme, humanisme, platonisme, ronsardisme,) et, d'autre part, ce qui est passion jeune et sincère. Grévin, cela est certain, a aimé une jeune fille gracieuse et sérieuse; en vrai amant, il se désole d'une froideur qui n'était sans doute que de la réserve, et qui ne paraît même pas avoir été excessive, et, ici encore, il est bien de son temps et de son école, et tout en gémissant, il est heureux de trouver dans son martyre l'inspiration de jolis poèmes. Quand il les communiquait à Ronsard et à la Brigade, il ne recueillait qu'approbation et admiration. Selon l'usage, le livre paraît avec des poésies liminaires d'amis: trois sonnets de Ronsard, Du Bellay et Remy Belleau :

A Pliébus, mon Grévin, tu es du tout semblable, ^

Page 1