Fournissez
34. — M. Emile Roy (L'« Avare » de Doni et Z'« Avare» de Molière, dans
la Revue d'Histoire littéraire de la France, 1894, p. 43) remarque que Gabriel Chapuis termine sa traduction de l'Avare cornu de Doni (Lyon, 1583) « par les derniers vers de la Trésorière de Grévin, qui devaient être classiques, » II serait plus exact de dire : par une imitation très reconnaissable des derniers vers de la Trésorière.
Les Esbahis
35. — « Ceste comédie fut mise en jeu au collège de Beauvais, à Paris, le XVIIe jour de février M. D. LX. après la tragédie de J. César et les Jeux satyriques, appelez communéement les Veaux.» (Grévin.)
Argument. — Cette fois, nous sommes au quartier Saint-Séverin. Deux vieillards, Gérard et Josse, sont amis. Gérard s'est mis en tête de marier sa fille Madeleine à Josse (jadis marié, mais sa femme l'a abandonné et, paraît-il, est morte). Madeleine a donné son cœur à un jeune avocat : le conflit classique de l'amour chez les filles et de l'intérêt chez les pères. Les serviteurs de Josse et de l'avocat s'arrangent pour rendre impossible le mariage de Josse en rendant nécessaire celui de son jeune rival : l'intervention classique des valets de comédie, protecteurs des jeunes amours. Un fantoche amusant se jette à la traverse de l'intrigue, Pantaleone, un Italien vantard et couard) toujours provoquant, toujours nasardé. Ce bravache a amené à Paris une femme dont il a fait connaissance à Lyon. Or, c'est Agnès, la femme de Josse. Tous les personnages se trouvent réunis, les deux gérantes, qui ont fini par se fâcher et qui allaient se battre, les deux jeunes gens qui s'aiment, et Pantaleone, qui s'était imagl-
n de courtiser Madeleine, et Agnès, reconnue de Josse, et un geni illv imme, ami de l'avocat, qui a bien quelque raison de la reconnaître aussi : « ébabissement » général. Le dénouement s'impose : Madeleine épouse son avocat, Josse reprend sa femme, l'Italien s'enfuit.
36. — É. Roy, art. cité, p. 39. Chapuis, dans sa traduction, « a fondu
l'un dans l'autre le prologue de Doni et le prologue des Esbahis, auquel il a fait des emprunts textuels. »
37. — Remue. On trouve encore dans Le Bal de Regnard, se. 6 : « Une
tille toujours a quelque fer qui locbe ».
' 38. — Certes. Conservé dans oui-da. Grévin emploie aussi anenda et ananda.