‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 102 sur 311 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Oui, sûr!

Silence.

PLUVINAGE.

Ça n'cmpiV.hc pas que les camarades nous traiteront de vendus ou d'idiots si nous cédons.

t38 LES BIENFAITEURS

UOUTOT.

Puisqu'ils nous ont donné pleins pouvoirs!...

PLDVINAGE.

Ils nous ont donné pleins pouvoirs pour faire la grève, mais pas pour autre chose... Y a un député qui viendra de Paris pou? faire une conférence.

GHATEL.

De Paris?

PLtJVÏNAGE.

Oui, celui qui n'fait qu'ça.

PARDIGON.

Un journal a imprimé que tous les travailleurs de la France avaient les yeux sur nous.

ROUTOT.

Alors, on va dire au patron qu'on ne cède pas ?

PLUVINAGE.

i>ame... C'est toujours la lutte entr« le capital et le travail. Le travail, qui est sacré, ne doit jamais céder.

pArdigon.

Sûr. Le jour où tous les travailleurs du monde se diront ça en se donnant la main... Allons! on est tous d'accord?

GHATEL.

Faut bien.

MANDOUL.

Puisqu'on peut pas faire autrement.

PLUVINAGE.

J'vas l'appeler, c'coco-là. {Il va ouvrir la fenêtre et tousse.) Le v'ià qui s'amène.

Un long silence. Ils réfléchissent, tristement, la tête baissée. Entre Landrecy.

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