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SCÈNE III Les Mêmes, LANDRECY

landuegy.

Eh bien?

PLUVINAGE.

Faut reprendre Lecourcheux.

PARDIGON.

Oui.

LANDRECY.

C'est votre dernier ir.ot ?

PARDIGON.

Faut reprendre Lecourcheux.

LANDRECY.

Alors, c'est la grève?

PLUVINAG^.

C'est vous qui l'aurez voulue, tout le monde a le droit au travaiL

PARDIGON.

Le travail, c'est la dignité du peuple...

LANDRECY.

Oui, je sais. Dans ce cas, la fermeté, c'est la dignité du patron.

Il prend un cigare dans la boîte. Tous les ouvriers regardent Chatel.

PAnniGON, lui passant la boite d'allumettes. A mi-voix.

Tiens, v'ià les alluraettes.

CHATEL, très embarrassé, de même,

\\ l'a pas encore allumé,

PLDviNAGE, à Chatel, dé même.

Feignant, va !

LANDRECY.

C'est bien. Je n'ai plus rien à vous dire. Je me trompe. f

Je ne veux pas vous laisser partir sans que vous sachiez le résultat de votre conduite. L'usine va être fermée.

PARDIGON.

Nous irons travailler autre part.

LANDRECY.

Alors, c'est tout le regret que vous en éprouvez! C'est / ainsi que vous m'êtes reconnaissants de tout ce que j'ai fait pour vous! Ma carrière est brisée. Tout ce que vous trouvez à me répondre c'est que vous irez travailler autre part. Décidément, le peuple ne mérite pas qu'on s'occupe de lui!

PXUVINAGE.

Le peuple vaut mieux que vous.

LANDRECY.

C'est cela, injuriez-moi : ce sera complet.

PLUVINAGE.

Qu'est-ce que vous avez donc fait tant que ça pour nous?

LANDRECY.

Ce que j'ai fait ! Où touche-t-on un salaire aussi élevé ?

PARDIGON.

Tiens, parbleu, c'est pas votre argent qui marche !

LANDRECY.

Soit. Mais depuis un an, ai-je cessé de chercher à améliorer votre sort ?

PLUVINAGE.

Avec de l'argent de l'autre, toujours.

LANDRECY.

Et les nuits que j'ai passées?

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