‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 106 sur 311 · SCENE IV LANDREGY, PAULINE · texte numérisé non relu

SCENE IV LANDREGY, PAULINE

PAULINE

Eh bien?

LANDREGY.

Eh bien... c'est la grève... Je suis attristé plus que je ne puis le dire. Rien de ce que j'ai fait n'a été compris. Ils ont cru que j'agissais dans mon seul intérêt. 11 y a là une injure dont je suis profondément blessé. Je suis décou-

ragé pour toute ma vie... Salviat avait raison : entre eux et nous, il y a un mur insurmontable. Ils ne nous comprennent pas et ils suspectent nos meilleures intentions. Ils échappent à notre jugement autant qu'à notre bonté. Nous ne saurons jamais ce qu'il y a derrière leurs fronts étroits, ni dans leurs cœurs rebelles à cette pitié dont ils restent dignes, cependant. Rien n'est navrant, vois-tu, comme de voir repousser la main qu'on tend avec loyauté.

PAULINE, un temps.

Moi aussi, je suis découragée pour toute ma vie. Nous avons eu tort d'entreprendre cette tâche, trop lourde pour

nous.

LANDREGT.

Je ne me laisse pas abattre... Je continuerai.

PAULINE

A quoi bon?

LANDREGY.

A quoi bon !

PAUL INE

Et puis, pourras-tu continuer? Mon frère se rend compte de tout ce qui se passe. De plus, il est irrité du refus de Georgette. Il te forcera à t'arréter. Le voici qui vient.... Je vous laisse.

LANDREGY.

Pourquoi? Reste.

Non.

Si.

Tu le veux?

Je t'en prie.

Soit.

PAULINE

LANDREGY.

PAULINE

LANDREGY.

PAULINE

Entre Valentin Sabml, très sombre.

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