‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 107 sur 311 · SCÈNE V LANDREGY, VALENTLN SALVIAT, puis ESGAUDAIN · texte numérisé non relu

SCÈNE V LANDREGY, VALENTLN SALVIAT, puis ESGAUDAIN

Je viens vous dire adieu, Landrecy.

LANDREGY.

Vous partez !

VALENTIN SALVIAT.

Oui.

LANDREGY.

Mais ce n'est pas possible. Vous avez ici des intérêts... J'ai des comptes à vous rendre.

VALENTIN SALVIAT.

Vous les rendrez à mon notaire... qui s'occupera avec vous de réaliser l'actif.

PAULINE. v>.

Que dis-tu?

VALENTIN SALVIAT.

Je dis quej'aurais mieux faitde rester en Afrique, plutôt que do venir me faire moquer de moi par une gamine, et gaspiller mon argent à la poursuite de vos utopies.

PAULINE

Ce n'est pas bien, ce que tu fais là.

VALENTIN SALVIAT.

D'accord. Mais je ne suis pas un saint, et j'ai l'habitude devoir tout céder devant moi... Je suis un Ivran. un despote... toulcc que tu voudras... J'ai rapporté ça d'Afrique... avec mon argent...

148 LES BlENFAiTEURS

3e t'en prie Valentin, ne parle pas avec cette passion. La colère te fait dire des choses que tu regretteras.

VA.LENTIN SALVIAT.

Je ne les regretterai pas longtemps.

PAULINE

Pourquoi?

VALENTIN SALVIAT,

Pourquoi? Parce que je pars. Parce que je retourne làbas, loin des dames patronnesses et des jeunes filles à marier!

LANDRECY.

Qu'est-ce que vous dites?

PAULINE

Tu ne parles pas sérieusement.

VALENTIN SALVIAT,

Avec ça que j'ai l'air de rire!

PAULINE

L'usine...

VALENTIN SALVIAT.

J'en suis désolé : l'usine marchera sans moi, si elle peut.

PAULINE

Nos œuvres...

Les œuvres feront comme l'usine.

PAULINE

Et les pauvres... ces pauvres qui coinptexit sur I

▼ ALENTIN SALVIAT.

Tu les enverras à M. Escaudain. Il t'en débarrassera.

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