ACTE QUATRIEME
PLUVINAGE.
Il a dit que ça n'allait pas mieux.
GEORGETTE
Ne désespérez pas. Rentrez chez vous. Je vais aller vous voir.
PLUVINAGE.
Vous croyez qu'il ne faut pas désespérer ?...
GEORGETTB.
Mais non. Il n'a pas dit que ça allait plus mal?
PLUVINAGE.
Non...
GEORGETTE
Alors... Allez, mon bon Pluvinage, je vous rejoins bientôt.
PLUVINAGE, qui ne peut pas se décider à s'en aller.
Je voudrais que vous disiez à M. Landrecy que tout ce que j'ai dit là, tout à l'heure, c'est parce qu'il y avait les autres.
GEORGETTE
Dites-le-lui vous-même.
PLUVINAGE.
Non.
GEORGETTE
Si. {Appelant.) Mon oncle... {Landrecy s'approche.) Pluvinage a beaucoup de chagrin... Sa femme...
PLUVINAGE.
Elle va peut-être mourir.
Georgette met la main de Pluvinage, qui se laisse faire, dans celle de Landrecy.
LANDREGY, attendri.
Mon pauvre ami... pourquoi vous retenir de pleurer devant nioi... Des larmes d'ouvrier et des larmes de patron, c'est la même chose, vous savez...
PLUVINAGE.
Alors, c'est donc vrai ce que disait mademoiselle Georgette, vous êtes un brave homme, vous aussi... écoutez, monsieur Landrecy... Ecoutez-moi...
Ils sortent ensemble, Landrecy la main sur l'épaule de Pluvinage tout en continuant de parler.
OEORGETTE, à PauUne.
Voulez-vous me laisser, ma tante?...
PAULINE, déconcertée.
Certainement.
GEORGETTE, Vaccompaguant.
Tout à l'heure, je vous prierai de venir. Excusez-moi...
Pauline sort.