‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 148 sur 311 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Je les ai vu si confiants dans leur bonheur, si épris, si résolus, qu'après réllexion, j'ai dit oui.

LE DOCTEUR

Tu n'es pas beaucoup mieux équilibré qu'eux.

BERTRY.

Possible !... Alors, tu refuses?...

LE DOCTEUR. '

Absolument!

BERTRY.

Pourquoi?

Est-ce que tu l'ignores, vraiment?...

BERTRY.

Tu as consenti à prendre Lucienne ici, malgré sa naissance et cela, du vivant de ta femme... Tu ne l'as donc pas jugée indigne d'entrer dans ta famille...

LE DOCTEUR

Il n'est pas question de cela.

BERTRY.

Explique-toi?

LE DOCTEUR

Si lu veux qu'avant un an... tu m'entends?... avalit un an, Jean se soit suicidé... Mon pauvre ami, je no veux pas te chagriner... Causons sérieusement, puisqu'il s'agit du bonheur de ces enfants, et ne vois dans co que je te dis aucun reproche au sujet de ta conduite passée Jean est un malade nerveux et mélancolique comme son père.,.

BERTRY, accablé.

Nous sommes donc les prisonniers des morts?

LE DOCTEUR

Tu l'as dit...

BERTRY, dans un mouvement de colère jusqu'à la fin de la

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