‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 155 sur 311 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

SEGARD.

Celle au blé et celle au sariazin?

JEAN

Oui.

SEGARD.

Ça j'peux point, m'sieu Belmont.

JEAN

Pourquoi?

SEGARD.

Parce que vendre de la terre, ça porte malheur.

JEAN

Vous avez bien vendu celle de Longpré. ,

SEGARD.

C'est pas la même chose... c'était du bien qui m'venait d'ma belle-sœur.

Jean éclate de rire. A ce moment M. Bertry et le Doc' leur paraissent sur le perron.

JEAN

Enfin, au lieu de toucher des fermages, c'est moi qui TOUS dois de l'argent?

SEGARD.

C'est point m'faute, m'sieu Belmont, c'est la faute à vos lapins. A vous r'voir... [Poignée de main.) A vous r'voir, m'sieu Helmont. Ce qui m'fait l'plus d'peine, c'est raffaire dos six faisans... parce que... les Ségard, de père en fils... y a pas pus honnête dans le pays.

JEAN, tout en reconduisant.

Je sais... et les fermages?...

SEGARD.

Voilà... J'ai donné cent francs au régisseur... vous l'a dit, pas vrai?

JEAN

Comment cela?...

Ils sortent par la gauche, en causant.

Page 1