SCENE II
LE DOCTELTR, BERTRY. Ils sortent du château et traversent la scène pendant ce qui suit.
BERTRY.
Eh bien !... rit-il d'assez bon cœur, notre ami Jean que tu avais condamné à la mélancolie perpétuelle ! Il lui a suffi, pour guérir, de ne plus croire cà tes sombres prédictions, de s'emplir les poumons de grand air et de s'intéresser à la vie. Hein ! Ta fameuse science... ta science infaillible... elle est en défaut!... Voilà six mois que Lucienne et Jean sont mariés, et ils sont parfaitement heureux I
LE DOCTEUR
Hum.
Jean n'est pas reconnaissable... Il a pris à cœur son métier de gentleman-farmer. Hier, je l'ai vu rentrer à neuf heures du matin, retour d'une longue course à cheval ; il était rayonnant de santé et de bonne humeur !
LE DOCTEUR
Oui, l'état de Jean est meilleur, c'est certain. Il est heureux et croit que tout le monde l'est. L'exercice au grand air lui a fait beaucoup de bien, mais au fond, il est resté pmbrageux et jaloux.
BERTRY,
Ohl