‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 16 sur 311 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

VALENTIN SALVIAT.

Pourquoi n'en construisez-vous pas?

LANDRECY.

Parce que je manque de capitaux.

VALENTIN SALVIAT.

Ces capitaux, je vous les offre.

LANDRECT.

Non.

VALENTIN SALVIAT

Ail! laissez-moi vous dire que je ne comprends plus. Vous me dépeignez avec chaleur les souffrances des ouvriers, vous m'indiquez un remède que vous croyez bon...

LANDRECY.

Mais vous, vous le prenez pour une utopie, et c'est une aumône déguisée que vous voulez me faire.

VALENTIN SALVIAT.

Au diable les scrupuleux! Je vous offre les moyens de réaliser un rêve que vous croyez réalisable. Vous auriez bien accepté une commandite?

LANDRECY.

Certes.

VALENTIN SALVIAT.

La refusez-vous donc parce qu'elle vient de moi? Si vous ne réussissez pas, vous ne me causez aucun préjudice ; si vous réussissez, vous aurez soulagé les malheureu.x et nous partagerons les bénéfices.

LANDRECY, à sa femme.

Qu'est-ce que tu en penses?

PAULINE

Écoute ta conscience.

VALENTIN SALVIAT.

Et remarquez qu'un autre commanditaire tous impose-

rait ses idées, vous ferait subir un contrôle, vous empêcherait de tenter votre expérience humanitaire. Moi, je vous laisse la bride sur le cou.

CLARA, entrant.

Madame, c'est madame Le Catelier, madame Destourmel et madame Paillencourt.

PAULINE

Veux-tu me permettre de les recevoir?

VALENTIN SALVIAT.

Très volontiers.

Regarde-les bien : je te dirai ensuite qui elles sont. {A Clara.) Faites entrer.

LANDRECY, à PauUne.

Je vais chez Guibal et je reviens tout de suite. (À Salviai.) Vous permettez?

VaLENïIN SALVIAT.

Faites, faites...

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