SCENE IV
RlCHOxN, LA BELLEUSE, puis BEKTRY, de droite, MORIENVAL.
LA BELLEUSE
Admirable, cette manifestation, admirable... Vous avez beaucoup perdu, mon clier confrère, n'est-ce pas, Morienval?
MORIENVAL
Beaucoup.
LA BELLEUSE
Étonnant... prodigieux...
BERTRY, entrant, à Richon.
Je suis content de vous voir, mon cher docteur. Je voulais demander un renseignement à ces messieurs, et je suis bien aise que vous me donniez aussi votre avis... Voyons, messieurs, vous êtes tous les trois médecins; répondez-moi franchement : est-il possible qu'un berger, un rebouteux de village, un charlatan... appelez-le comme vous voudrez... est-il possible qu'il guérisse des malades abandonnés par la science?
MORIENVAL
Jamais!
RICHON
Qui sait?...
BERTRY.
Vous ne répondez pas, La Belleui^e?
LA BELLEUSE
Non.
BERTRY.
Parce que?