‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 198 sur 311 · MADAME DE G ATT E NI 12 R E S · texte numérisé non relu

MADAME DE G ATT E NI 12 R E S

Et moi!...

LUCIENNE, toujours Tierveiise.

Qu'est-ce que nous disions?... Mais cette malheureuse a dû passer dans des transes terribles...

MADAME DE CATTENIÈRES.

Pourquoi !

LUCIENNE

Dame... Il me semble, à inoi, qu'on ne doit pas vivre... La peur d'être surprls(\ les histoires à inventer, les impairs des amis qui disent vous avoir vue dans tel quar-

tier; alors que vous avez dit aller dans tel autre... Ce doit être une inquiétude de tous les instants.

MADAME LONGUYON

Peuh!...

Elle interroge madame de Cattenières d'un signe de tête.

MADAME DE CATTENIÈRES.

Peuh!...

MADAME LONGUYON

On s'y fait...

MADAME DE CATTENIÈRES.

On le dit, du moins.

Un temps.

MADAME LONGUYON

On le dit. Vous comprenez bien que nous n'en savons rien par nous-mêmes.

Oh! ma chère amie... Si La Belleuse vous entendait!

MADAME LONGUYON

La Belleuse!... D'abord, c'est une nullité.

MADAME DE CATTENIERES.

Comme médecin seulement. (A Lucienne.) N'est-ce pas, chère amie?...

LUCIENNE

Certainement. (A madame Longuyon.) Mais je vous croyais en fort bons termes avec lui?

MADAME LONGUYON

Taisez-vous donc ! Ces choses-là ne s'avouent pas.

MADAME DE CATTENIÈRES.

C'était pour caclier son jeu. Les maris devraient se nieller des hommes dont leur femme dit du mal.

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