ACTE DEUXIÈME
Le cabinet de Mouzon, juge d^structioà. Porte au fond et à f droite deuxième plan. A gaucRë deux bureaux. Cartonniers. Fau- \ji^ teuils. Cliaise. >j^^K
Jm^ SCENE PREMIÈRE
LE GREFFIER, puis LE CONCIERGE, puis MOCZON. Au lever du rideau, le greffier, assis dans le fauteuil du jioje, boit son café. Entre le concierge.
LE GREFFIER
Eh bien ! monsieur le concierge du tribunal, qu'y a-t-il de nouveau ?
LE CONCIER"gE.
Voilà votre patron.
LE GREFFIER
Déjà!
LE CONCIERGE
Il est rentré de Bordeaux hier soir. Il avait l'air fatigué. ,
LE GREf FIER, de haut.
Un magistrat de Mauléon est toujours fatigué quand il revient de Bordeaux I
LE CONCIERGE
Pourquoi?
LE GREFFIER, ap7'ès uïi sUetice.
Je ne sais pas.
LE CONCIERGE
C'est l'affaire d'Irissarry qui le fait arriver aussi tôt.
Probablement. {Tout en parlant, il a rangé ses ustensiles, tasse, soucoupe, cafetière, sucrier, dans un cartonnier. Il va s'asseoir à sa place au bureau du fond. Entre Mouzoïi. Le concierge se donne une contenance et sort. Le greffier se lève avec empressement.) Bonjour, monsieur le juge.
MODZON.
Bonjour. Vous n'avez convoqué personne, n'est-ce pas, si ce n'est pour l'affaire d'Irissarry?
LE GREFFIER
Monsieur le juge, j'ai convoqué l'officier de gendarmerie, l'inculpé et sa femme.
MOUZON
Je suis fatigué, mon bon ami... j'ai une migraine!... Il n'y a pas de dépêche à mon nom?
LE GREFFIER
Non, monsieur le juge.
MOUZON
• ]M. le procureur ne m'a pas fait demander?
LE GREFFIER
Non, monsieur le juge... Mais j'ai tout de même quelque chose pour vous...
Il lui donne une enveloppe.
MOUZON, ouvrant V enveloppe.
Des timbres pour ma collection I... Ah! c'est bien, ça,
Benoit... Voyons ça. Voyons. [Il prend dans le tiroir de son
bureau, fermé à clef, un album de timbres-poste.) Uruguay...
je l'ai... Ce sera pour un échange... Celui-là aussi... Oh!