ACTE DEUXIEME
BRIDET.
Le vendredi... c'était comme un lundi, puisque c'était le lendemain de la fcte... enfin, le jour où on a trouvé le père Goyetche assassiné, j'ai vu une bande de bohémiens qui sortaient de chez lui...
Vous étiez donc tout près de la maison?...
BRIDET.
ffon, je passais sur le chemin...
MOUZON
Ont-ils refermé la porte derrière eux?
BRIDET.
Je ne sais pas, monsieur.
MOUZON
Alors, pourquoi dites-vous que vous les avez vus sortir?...
BRIDET.
Je les ai vus sortir du pré quj est devant la maison...
MOUZON
Après?
BRIDET.
C'est tout.
MOUZON, se renversant dans son fauteuil.
Et c'est pour ça que vous êtes venu me déranger? Ilein? Répondez? C'est pour ça?
BRIDET.
Mais, monsieur... Je vous demande pardon... je croyais... Je vous demande pardon...
Attendez... Combien étaient-ils, les bohémiens?... Réfléchissez bien... Ne vous trompez pas...
^ BRIDET.
MOUZON
Vous en êtes certain?
BRIDET.
Oui, monsieur.
MOUZON
Oui... Eh bien ! devant les gendarmes, vous avez dit qu'ils étaient cinq ou six. Vous êtes donc plus certain d'un fait après un mois que le jour même où vous en avez été témoin... Par contre, vous ne savez plus si ce fait s'est passé le lundi ou le vendredi, ni si les bohémiens sortaient de la maison ou s'ils traversaient les champs, tout simplement. {Sévère.) Dites-moi... vous connaissez l'inculpé? Etchepare, vous le connaissez?
BRIDET.
Oui, monsieur...
MOUZON
Vous êtes en relations d'affaires avec lui?... Vous lui vendiez des moutons?.,.
BRIDET.
Oui, monsieur...
MOUZON
Ça me suffit. Allez-vous-en...
BRIDET.
Oui, monsieur...
MOUZON
Et estimez-vous heureux que je vous laisse partir comme ça...
BRIDET.
Oui, monsieur...
MOUZON
A l'aveair, avant de demander à être entendu comme