ACTE DEUXIEME
l'employé.
Je ne sais pas... sa femme est très malade, et son père...
LANDRECY, sans rudesse, et après un regard à Saloiat.
Qu'il s'adresse au médecin. Le médecin est gratuit, les médicaments sont gratuits... Qu'est-ce qu'il veut de plus?
l'employé.
Il veut vous parler.
LANDRECY, toujours SOUS dureté.
Je n'ai pas le temps.
VALENTIN SALVIAT.
Bah !... recevez-le...
Comme vous voudrez... Seulement, si on écoutait toutes leurs jérémiades, on n'en finirait pas. Enfin... (A l'employé.) Faites-le venir.
L'employé' sort. Entre Pluvinage,
PLUYINAGE.
Bonjour, la société.
LANDRECY, assez aimable.
Qu'est-ce qu'il y a, mon ami?
PLUVINAGE.
Ben, patron, j'ai ma pauvre femme qui ne va pas...
LANDRECY.
Vous avez fait venir le médecin ?
PLUVINAGE.
Oui. Seulement, j'aurais voulu vous raconter, vous demander un conseil.
LANDRECY, saus Tudcsse.
Je ne suis pas médecin. Vous a-t-on délivré les médicaments ?
PLUVINAGE.
Oui, patron.
Gratuitement?
Oui, patron.
Alors?
PLUVINAGE.
LANDTxECY.
PLUVINAGE.
C'est à cause de mon père... qui est vieux... Il y a eu une histoire avec ma belle-sœur, à propos de...
LANDRECY.
Oui... Eh bien, mais je n'ai pas le temps. {Il lui donne une pièce de monnaie.) Tenez, prenez ça... et laissez-nous.
PLUVINAGE, refusant.
Mais non, patron, c'est pas ça que j'aurais voulu... Je suis dans la peine... Mon père a eu une histoire avec ma belle-sœur.
LANDRECY.
Allons, prenez ça et laissez-nous.
PLUVINAGE, acceptant.
Enfin... {Très décontenance'.) Alors, je m'en vais, je m*en vais. (A part.) C'est pas ça que j'étais venu chercherl