ACTE TROISIÈME
qu'en ce moment. Je te permets ce que j' ne permettrais à personne.
J'ai beau te regarder, je ne puis deviner ce qui l'a séduite en toi. Ce n'est pas ta beauté... ce n'est pas ton esprit.
BROCHOT.
Écoute...
PIERRE
Alors, quoi?... J'y suis I...
BROCHOT.
Je viens te demander pardon.
PIERRE
Je te pardonnerai à une condition.
BROCHOT.
Dis-la.
PIERRE
Tu vas m'apprendre à imiter le chemin de fer.
BROCHOT.
Qu'est-ce que tu veux dire?
PIERRE
Mon éducation a été négligée. Je ne pratique pas cet art d'agrément, je me trompe : cet art d'utilité, de grande utilité. Apprends-moi à imiter le chemin de fer, à être comique, un peu grotesque. Grâce à cela, si, un jour, je veux trahir un ami, j'aurai ce qu'il faut pour plaire à sa femme. C'est ainsi que tu as eu les bonnes grâces de Charlotte, elle me l'a avoué. Allons ! donne-moi ma première leçon. Fais : hou, hou, et tchi, tchi ; j'aurai plaisir à voir un séducteur en exercice.
Tu n'es pas gentil ; tu te moques de moi.