‹ Théâtre completChapitre 168 sur 241 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARGUERITE

J'.ii peur dt; nionsiiur Lojierais.

Allons! allons 1 n'exagérez rien. Ses caprices ne résistent pas à un refus nettement exprimé. Il y en a eu de plus jolies que vous et qui l'ont lassé. Peut-être avez-vous un peu trop d'imagination, ma petite. Il y en a eu aussi qui sont venues se plaindre de poursuites qu'elles avaient rêvées... ou désirées. Je ne dis pas cela pour vous, seulement je vous prie de ne plus me reparler de ces choses. Si vous ne savez pas vous garder comme beaucoup ont su le faire... eh bien, mon Dieu, il n'y a pas que ma maison à Paris. Je vous regretterai beaucoup, mais si vous croyez devoir vous en aller, je ne vous retiendrai pas de force.

MARGUERITE

Vous le disiez vous-même, madame, c'est la morte-saison, et j'ai besoin de manger.

MADAME LOGERAIS, émUe.

Pauvre fille !... Croyez-moi, il se découragera bien vite, s'il sent que ses efforts sont destinés à rester toujours ' inutiles. Restez. Restez. N'ayez pas l'air d'avoir peur de lui... Et si vous êtes forcée de partir, je vous trouverai une autre place. Travaillez.

Elle sort par la droite.

2o8 LA PETITE AMIE

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