‹ Théâtre completChapitre 178 sur 241 · LOGERAIS, ANDRÉ · texte numérisé non relu

LOGERAIS, ANDRÉ

LOGERAIS, geignard.

On veut ma ruine, mon pauvre enfant. On veut ma ruine... Je parierais que mes concurrents payent de misérables filles pour venir ici gâcher mes modèles et me déshonorer... Je ne m'occupe plus de rien...

ANDRÉ

Qu'est-ce qu'il y a?...

LOGERAIS

Rien... Rien... Ça n'a aucune importance... Je suis

habitué à tout... Je vais laisser tout aller à la dt-bandade... Je ne veux pas rae tuer, n'est-ce pas?... Alors, mon cher Andr*', te voilà prêt... Je te trouve bonne mine... Je suis content de toi... J'ai conlicince dans ton avenir. Tu seras ma consolation et mon orgueil... {Poussant la caisse.) ie ne veux plus voir cela... Ah I mon Dieu !... {Assis. S'épongeant. D'une voix faible de faux malade.) Et il faut encore ce soir aller dîner en ville... C'est pour toi... A N I) H i': .

Pour moi! Mais alors...

LOGERAIS

C'est pour toi, et quand c'est pour toi, rien ne me coûte...

ANDRÉ

Mais c'est que j'ai la plus grande envie de ne pas y aller, moi, chez les Duramet.

Tu y viendras. Je vais te dire pourquoi. Ne me force pas à parler trop fort : je suis brisé... Cette lutte de tous les instants me tue... Elle me tue, il n'y a pas d'autre mot... D'abord il y a là Pernet, Charton, Sébradin. A N u R É .

Je ne les connais pas.

LOGERAIS

Comment, tu ne les connais pas : ce sont mes plus vieux amis.

AXDRÉ.

Il est possible qu'ils soient tes plus vieux amis, mais je ne les connais pas : ils ne sont jamais venus me voir au lycée...

LOGERAIS

Il y a une autre raison... majeure... celle-là. Mademoiselle Chéron est invitée... maintenant, tu m'as compris, n'est-ce pas?...

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