ACTE DEUXIEME
l'épouse.
Oui, mais alors, j'ai deviné que c'était toi.
l'avarié.
Je crois bien, j'ai éclaté de rire... Je me suis bien amusé...
Il s'assied en face (Telle à droite, près de la cheminée, sur un bras de fauteuil et la contemple, heureux. l'épouse, assise également et le regardant, heureuse. Quel drôle de bonhomme tu fais!
l'a VA RI É.
Moi?
l'épouse, toujours gaie.
Si je ne te connaissais pas comme je te connais, depuis longtemps... et après un an de mariage. l'avarié, curieux.
Tu me connais... Eh bien... Dis !... Parle I... Dis ce que tu penses de moi...
l'épouse.
Tu es inquiet, tu es jaloux, tu es soupçonneux... Tu passes ta vie à te mettre toi-même des mouches dans ton lait et à inventer des combinaisons savantes pour les en retirer.
l'avarié, content qu'on parle de lui.
Moi... tu crois ça... ah ! tu crois ça... Et puis encore, dis encore ce que tu crois.
l'épouse.
Ce n'est pas vrai ?
GEORGES, un rire qui est un aveu.
Après ?
l'épouse.
Ce n'est pas un piège que tu m'as tendu ce matin ?
l'avarié, de même.
Non...