SCÈNE VII Les Mêmes, ANDRÉ
LOGERAIS
Tu t'es bien promené ?
Très bien.
LOGERAIS
J'ai une nouvelle à t'annoncer. La date de ton mariage avec mademoiselle Chéron est rapprochée. Ouvre tes bras pour y recevoir ta fiancée.
ANDRÉ
Je ne puis pas î '
LOGERAIS
Parce que ?...
ANDRÉ
Tu dois bien le deviner !
LOGERAIS
Moi?... Deviner?... Un obstacle ?... Oui, je devine en effet... c'est une question que nous traiterons quand ta mère ne sera pas là...
ANDRÉ
Il vaudrait mieux la traiter devant elle.
LOGERAIS
A ton aise !... Tu as une petite amie ?
ANDRÉ
Oui!
Eh bien ! on y mettra les formes nécessaires et tu la quitteras.
Je no peux pas.
Pourquoi ?
Elle est enceinte.
MADAME LOGERAIS
Comment?...
ANDRÉ
Elle est enceinte.
LOGERAIS, ironique.
Et alors, c'est elle que tu veux épouser ?
ANDRÉ
Je ne sais pas. Oui, peut-être...
MADAME LOGERAIS, à soii mari.
Eli bien, mon ami, toi qui croyais en avoir fait un garçon pratique, tu y as réussi.
LOGERAIS
Le fait est que je ne suis pas fier de lui... (A André.) Comment, mon ami, c'est toi, un licencié en droit, toi, un Parisien, loi, un jeune homme de vingt-trois ans qui dis des choses pareilles, au temps où nous sommes?
Toi qui vis à côté d'un atelier de modistes !
LOGERAIS
Tu lis des romans, des journaux, la t Gazette des Tribunaux, ï tu vas au théâtre... et tu parles d'épouser une femme parce qu'elle dit avoir un enfant de toi... Mais, mon petit André, c'est on tour classique chez les demimondainos I... Lorsqu'une de ces demoiselles se trouve