ACTE DEUXIEME
petit corps ?i menu, ce petit amas de souffrance qu'elle esl iléjn. Ejt-c-' qu'tlle ne vous in-pire au<'Uiu; coniiiiiftération... Je vous en prie jo vou^; en prie...
l'a V ARI E.
Je vous en supplie, docteur.
LE DOCTEUR
Eh oui I j'ai pitié d'elle! oui, je voudrais pouvoir la sauver et je ferai tout pour cela, mais ne me demandez pas de sacrifier à un enfant chétif, d'une vie incertaine et probablement malheureuse, la santé d'une femme saine et robuste. Il est inutile que nous continuions à discuter ensemble.
LA MÈRE, s' exaltant.
Eh bien! je ne suivrai pas vos conseils, je ne vous écouterai pas...
LE DOCTEUR
Il y a déjà quelqu'un ici qui regrette de ne pas m'avoir écouté.
Oui, pour mon malheur 1... pour notre malheur à tous. LA MÈRE, de plus en plus exaltée.
Eh bien... si c'est une faute... si c'est un crime... si je dois en souffrir tous les remords dans cette vie et tous les châtiments dans l'autre, j'accepte tout. A moi, à moi seule, je prends cette responsabilité. Elle est effroyablement lourde, je le sais... Je l'accepte tout de même... Je suis profondément chrétienne, monsieur, et je crois aux peines éternelles... Pour sauver ma petite fille, je consens à me perdre à jamais. Oui I j'y suis résolue !... Je ferai tout pour conserver cette existence : Dieu me jugera... et s'il me condamne, tant pis pour moi.
LE DOCTEUR
Cette responsabilité, je ne vous la laisserai pas prendre, car il faudrait que j'en accepte ma part, et je m'y refuse.