ACTE N
JEAN A votre grand regret.
GEORGES
Écoutez, mon cher, je produis par jour raille tonnes de fonte, et, après les avoir fabriquées, il faut les vendre. Vendues ou non, je paye par semaine 4U0.00U francs de salaires à des milliers d'afTamés qui s'imaginent qu'on leur doit le double. Tout cela me donne quelques préoccupations que je ne tiens pas à augmenter.
JEAN
Que me veulent-ils?
GEORGES, ironiqn*.
Sans doute féliciter mon beau-frère d*avoir affirmé qu'ils sont indignement exploités et puis vous adresser une prière.
JEAN
Laquelle ?
Vous verrez bien 1... Moi aussi, je veux vous en adresser une qui précédera la leur : Jean, venez à Miremont. Dans deux mois nous inaugurerons la nouvelle aciérie. Notre prospérité future dépend de la façon dont elle marchera. Ne restez pas à l'écart de la famille ce jour-là.
JEAN
J'ai si peu de tempsi...
GEORGES, «ouriant.
Je trouve bien celu d'écouter vos discours.
JEAN
Je tâcherai I...
GEORGES
Espérons que ce n'est pas un refus poli... Vous me donnerez la réponse définitive après avoir causé avec uos ouvriers. Je vous laisse avec eux. (U sort.)