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ACTE I

TOUS, éleyani leurs TencH

Vive la République !

BAEBAaOUX.

AUX lois 1

BUZOT

A la clémence !

VERGNIAUD

A la raison humaine !

LOnVBT.

Au siècle qui commence !

UADAME ROLAND.

Vive la République ! et mourons , s'il le* faut!

VERGNIAUD

Que je sois le premier qui monte à Téchafaud !

Les Girondins passent de la salle à manger dans le saîïon, précédés par madame Roland , à qui Sieyès donne le bras. — Les domestiques emportent la table par le fond , après aroir enlevé les candélabres , qu'ils posent sur la cheminée et sur une console , de chaque côté du salon. Un autre domestique entre à gauche arec un plateau sur lequel est servi le café. — La salle à manger devient obscuru et le salon seul est éclairer

BARBAROUX '

Oui , donnons notre sang ; mais qu'il coule avec gloire

^ Barbaroux , Louvet , et quelques-uns des Oirondins , à droite ; madame Roland , Roland , Sieyès | "Vevgniaud > et gauche 3 un peu plus haut k gauche^ Ita autres Oiroadlos.

Pour notre indépendance et notre territoire.

Quant à tendre la gorge au fer d'un assassin ,

Par mes bons Marseillais ! ce n*est pas mon dessein.

— On menace vos jours; voulez-vous les défendre? Attaquez les bourreaux , au lieu de les attendre. Les meurtres de septembre appellent des vengeurs , Et nul ne s'est levé contre les égorgeurs !

La Commune a trempé dans cette boucherie ;

Elle Ta commandée ; elle la salarie ;

Et fière apparemment de ses hideux exploits ,

Au corps législatif elle dicte des lois ;

Périsse la Commune ! — Il est à côté d'elle

Une caverne , où gronde une émeute étemelle.

Le club des Jacobins opprime nos débats ,

Et ses pétitions , insolents attentats ,

Aux applaudissements de la foule accourue ,

Dans Tenceinte des lois font déborder la rue ;

A bas les Jacobins ! — Mais tous cfes factieux

Ne sont que les agents de trois ambitieux ;

A vous donc , Triumvirs , à vous mon cri de guerre ,

Septembriseur Danton ! dictateur Robespierre !

Et toi, l'enfant perdu de ce triumvirat ,

Toi qu'on ne peut nommer sans dégoût , toi , — Marat !

— Quoi ! ce prédicateur du meurtre et du pillage , Il votera les lois que sa présence outrage !

C'est un représentant de ce noble pays !

Ce monstre s'asseoira dans nos rangs ébahis ! Non , s'il dépend de moi ! — Contre l'ignominie J'aurai de la colère à défaut de génie.

S'il faut protestei seul , seul je protesterai , Et si Vergniaud se tait, c'est moi qui parlerai.

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