ACTE V, SCÈNE II
Charlotte avait en effet demandé au comité de salut public la perriilssion d'envoyer à leur adresse ses deux lettres écrites,
Tune à son père, et l'autre à Barbaroux. ( Voir son interroga^toire. ) — Danton était, à cette époque , membre du comité.
Quand Charlotte est allée à Téchafaud, Danton, qui avait assisté à son procès, et qui avait été frappé de ses réponses, s'est placé sur son passage, ainsi que Robespierre et Camille Desmoulins.
Charlotte Corday était Tarrière-petite-fille de Marie Corneille, sœur de Pierre Corneille.
Ses réponses au tribunal révolutionnaire établissent d'une manière incontestable qu'elle a voulu venger la Gironde, et qu'elle était républicaine et non pas royaliste.
« Le président :
a D. — Y avait-il longtemps que vous aviez formé le projet de tuer Marat ?
« R. — Depuis l'affaire de 31 mai, jour de l'arrestation des
députés du peuple J'ai tué un homme pour en sauver cent
mille J'étais républicaine bien avant la révolution ^ et
n'ai jamais manqué d'énergie. »