SCÈNE PREMIÈRE
LYDIE, BEROË, esclare de Lydie; — L Y D I E est assise;
elle est en tunique, et ooeupëe à sa toilette. — Beroë est debout,
LYDIE
Approche le miroir, Beroé.
BBROÉ.
Le voici.
L T D I B , se regardant au miroir
Trouves-tu mes cheveux bien arrangés ainsi ?
BBROÉ.
A merveille.
LYDIE
Vraiment? — Ne crois-tu pas qu'Horace Aimera ces bandeaux arrondis non sans grâce?
BEROé.
Sans doute.
Et ces frissons, imprimés par le fer,
Pareils aux plis légers qui courent sur la mer?
«BERCÉ
S*il n'en est pas charmé, le poète célèbre
A le goût plus grossier que l'habitant de l'Hèbre.
LYDIE
Mais si j'aplatissais un peu plus mes cheveux? Si, relevés en tresse, on en formait des nœuds ? Ou bien si, délivrant leurs boucles vagabondes, Je laissais sur mon cou se dérouler leurs ondes? — • Telle apparut, dit-on, Vénus au mont Ida.
BERCÉ, montrant la coilAire de Lydie.
Mais ainsi se coiffait la ûUe de Léda.
Le double bandeau sied aux visages ovales,
Et vous ferez mourir de dépit vos rivales.
lVdie.
Tu crois?
BERCÉ
Hier, Chloé vous a vue en chemin ; La jalouse a pâli sous son triple carmin.
LYDIE
Elle a pâli, dis-tu ! — Va , ma bonnes suivante,